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RDC : la défense de l'ex-chef d'état-major Christian Tshiwewe réclame l'annulation de toute la procédure

Publié le : 07/08/2026 à 14:35
Justice

Le procès de l'ancien chef d'état-major général des FARDC, le général Christian Tshiwewe Songesha, prend une nouvelle tournure. Avant même l'examen du fond de l'affaire, les avocats de la défense demandent à la Haute Cour militaire d'annuler l'ensemble de la procédure, dénonçant de graves irrégularités dans les arrestations, les perquisitions et les auditions menées contre les prévenus.

 

Poursuivi avec six généraux et deux colonels pour notamment complot et violation des consignes, Christian Tshiwewe voit désormais sa défense concentrer ses arguments sur la légalité des actes ayant conduit aux poursuites.

 

Les avocats mettent particulièrement en cause le Conseil national de cyberdéfense (CNC), une structure rattachée à la Présidence de la République. Selon eux, ce service aurait procédé à des interpellations, des détentions et des auditions en dehors de tout cadre légal, alors qu'il n'aurait aucune compétence judiciaire pour arrêter ou poursuivre des citoyens.

 

À l'audience, Me Nzeba Monique a relaté les circonstances de l'arrestation du général de brigade John Cinyabuguma. D'après son témoignage, une quarantaine d'hommes cagoulés auraient fait irruption à son domicile, sans mandat, dans la nuit du 4 décembre 2025, avant de désarmer sa garde et de procéder à son interpellation. La défense estime que ces méthodes s'apparentent davantage à des actes de banditisme qu'à une procédure judiciaire régulière.

 

Les avocats du général-major Nyembo Maurice, ancien chef de cabinet de Christian Tshiwewe, dénoncent également des procès-verbaux établis par un officier de police judiciaire qu'ils qualifient de non assermenté, à l'issue d'auditions conduites sous cagoule.

 

La défense affirme que ces irrégularités portent atteinte aux droits des accusés et justifient l'annulation de tous les actes de procédure, ainsi que la relaxe pure et simple des prévenus.

 

Face à ces exceptions de procédure, la Haute Cour militaire a renvoyé l'affaire à la semaine prochaine afin de poursuivre l'examen des moyens soulevés par les autres accusés et d'entendre, le cas échéant, les répliques du ministère public.

 
 

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