04/10/2026 08:49 RDC • Afrique • Monde
DRC NEWS
L'actualité à la seconde près
DRC NEWS • EN DIRECT
Publicité Publicité DRC News
Publicité Publicité DRC News
Ebola en RDC : les États-Unis débloquent 267 millions de dollars suppl
04/10/2026 08:49 RDC • Afrique • Monde
DRC NEWS
L'actualité à la seconde près
DRC NEWS • EN DIRECT
Publicité Publicité DRC News
Publicité Publicité DRC News

Ebola en RDC : les États-Unis débloquent 267 millions de dollars supplémentaires

Washington renforce son soutien à la riposte contre Ebola en République démocratique du Congo avec une nouvelle enveloppe de 267 millions d …

Ebola en RDC : les États-Unis débloquent 267 millions de dollars supplémentaires
Photo d’illustration : Donald Trump et Félix Tshisekedi se serrent la main lors d’une rencontre.
Partager : WhatsApp Facebook X Telegram

Washington renforce son soutien à la riposte contre Ebola en République démocratique du Congo avec une nouvelle enveloppe de 267 millions de dollars. Cette aide doit financer notamment de nouvelles unités de traitement, des équipes d’inhumation digne et sécurisée, des équipements de protection individuelle et le renforcement de la surveillance épidémiologique.

 

Annoncée le 23 septembre en marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York, cette contribution porte à 887 millions de dollars le montant de l’aide sanitaire et humanitaire directe annoncée par les États-Unis pour soutenir la réponse à l’épidémie. Washington se présente ainsi comme le principal bailleur de la riposte américaine à cette crise sanitaire.

 

Selon le Département d’État américain, les 267 millions de dollars supplémentaires doivent permettre d’intensifier plusieurs volets de la riposte.

 

L’enveloppe doit notamment contribuer à la mise en place de nouvelles unités de traitement Ebola, au déploiement d’équipes supplémentaires chargées des inhumations dignes et sécurisées, à l’acquisition massive d’équipements de protection individuelle, au renforcement de la surveillance, à la fourniture de produits de santé essentiels et au traçage des contacts.

 

Cette contribution intervient alors que les capacités opérationnelles de la riposte restent fortement sollicitées dans plusieurs régions du pays.

 

Les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé montrent l’ampleur du défi. Au 23 septembre 2026, la RDC comptait 7 890 cas confirmés et 3 799 décès, soit un taux brut de létalité de 48,1 %. L’épidémie touchait alors 63 zones de santé dans sept provinces : Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Sud-Ubangi et Tshopo.

 

L’OMS signalait également 70 nouveaux cas confirmés au cours des 24 heures précédentes, dans 26 zones de santé. L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, tandis que le Nord-Kivu connaît également une transmission importante.

 

La situation reste particulièrement complexe en raison de l’insécurité, des déplacements de populations et des difficultés d’accès à certaines zones. Ces contraintes compliquent notamment la surveillance, la recherche des contacts, la prévention des infections et l’accès rapide aux soins.

 

Cette nouvelle contribution américaine intervient alors que les besoins financiers de la riposte restent considérables. Fin août, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait appelé les partenaires internationaux à mobiliser davantage de ressources pour soutenir la réponse à l’épidémie.

 

De son côté, la RDC et ses partenaires ont lancé début septembre un plan multisectoriel révisé de 180 jours destiné à intensifier et coordonner la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo.

 

Le financement américain doit ainsi soutenir les opérations déjà engagées, alors que les autorités sanitaires cherchent à accélérer la détection des cas, le suivi des contacts et la prise en charge des malades.

 

Cette nouvelle aide intervient au moment où la riposte doit également faire face à des difficultés liées à l’acceptation communautaire. Dans certaines zones, les équipes sanitaires doivent adapter les procédures de réponse aux pratiques locales, notamment lors des enterrements sécurisés. L’OMS rapporte par exemple qu’en Ituri, un enterrement lié à Ebola avait été retardé pendant plus de 24 heures en raison du refus initial de la famille d’accepter certaines mesures sanitaires.

 

Avec cette nouvelle enveloppe, Washington entend donc renforcer à la fois les capacités médicales, la protection des personnels, la surveillance et les opérations communautaires.

 

Alors que le nombre de cas et de décès continue d’être élevé et que l’épidémie touche désormais sept provinces, la mobilisation des financements internationaux devient un élément central de la riposte congolaise.

 

Rédaction

Commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire.

Podcast Cover
Flash Info Matinal DRC News Podcast
0:00 0:00