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Zambie – présidentielle 2026 : Hichilema en tête avec plus de 54%, l’opposition dénonce un scrutin déséquilibré

Publié le : 17/08/2026 à 08:39
Afrique Australe
Hakainde Hichilema, président sortant de la Zambie et candidat à sa réélection lors de l’élection présidentielle du 13 août 2026.

Hakainde Hichilema reste en tête du dépouillement de la présidentielle zambienne, mais les accusations de violences, d’irrégularités et de déséquilibre électoral pourraient peser sur la crédibilité du résultat final. Selon les chiffres disponibles dimanche 16 août auprès de la Commission électorale de Zambie, le président sortant obtenait plus de 54 % des suffrages, soit 1 056 812 voix, contre 43 %, soit 830 841 voix, pour son principal adversaire Brian Mundubile. Ces résultats couvrent 105 des 226 circonscriptions.

 

À ce stade, Hichilema se trouve donc au-dessus du seuil de 50 % requis pour être élu dès le premier tour. S’il conserve cette majorité après la compilation de l’ensemble des résultats, il sera reconduit sans second tour. Dans le cas contraire, un scrutin de départage devra être organisé dans un délai de 37 jours.

 

Il convient toutefois de ne pas confondre ce niveau provisoire avec les chiffres de près de 59 % évoqués dans certaines analyses. Ce pourcentage correspond notamment au score obtenu par Hichilema lors de sa victoire de 2021 ; les données officielles disponibles pour le scrutin de 2026 citées par Reuters le plaçaient, au dernier pointage publié, à 54,82 %.

 

Le scrutin du 13 août, organisé simultanément pour la présidentielle, le Parlement et les collectivités locales, devait notamment permettre aux électeurs de juger le bilan du président élu en 2021. Son gouvernement met en avant la restructuration de la dette souveraine, la reprise de la croissance et l’amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques. Mais le coût de la vie, le chômage et la pauvreté restent des préoccupations importantes pour une grande partie de la population.

 

Le dépouillement a pourtant été perturbé vendredi par des incidents ayant conduit la Commission électorale à suspendre temporairement les opérations. L’organisme a évoqué des attaques contre des agents électoraux et le vol de bulletins déjà marqués avant d’annoncer la reprise du comptage.

 

L’opposition a également dénoncé des actes qu’elle présente comme des pressions politiques. Brian Mundubile et ses proches contestent le déroulement du processus et ont soulevé des inquiétudes concernant les forces de sécurité. La police zambienne a, de son côté, démenti certaines informations faisant état de l’arrestation et de la détention du candidat. Ces accusations restent donc à établir et doivent être distinguées des faits officiellement confirmés.

 

Le contexte électoral est également scruté à l’extérieur. Les critiques portent notamment sur les conditions de campagne et l’accès aux médias, alors que le pouvoir sortant dispose d’un avantage institutionnel important. Des préoccupations sur l’espace politique et les libertés publiques avaient déjà été relevées avant le scrutin.

 

Sur le plan économique, l’élection se joue dans un pays où les ressources minières, notamment le cuivre, occupent une place centrale. Les investisseurs internationaux suivent de près l’issue du scrutin, alors que la Zambie cherche à poursuivre sa reprise après la crise de la dette et à accroître sa production minière.

 

L’avance actuelle de Hichilema le place en position favorable pour obtenir un second mandat. Mais son éventuelle victoire devra être appréciée à l’aune de deux éléments : la transparence de la compilation des résultats et la capacité des autorités à répondre aux accusations qui entourent le processus électoral.

 

Rédaction

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