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Insécurité à Kolwezi : la ville est-elle devenue ingouvernable ?

Publié le : 10/08/2026 à 11:07
Société
Photo d'illustration du rond point Mwangeji à kolwezi

À Kolwezi, la circulation devient de plus en plus préoccupante dans plusieurs quartiers à la tombée de la nuit. Des habitants dénoncent des vols, des agressions et des actes de vandalisme qu’ils attribuent à des groupes de jeunes communément appelés « Biongozi ». Dans certains secteurs, notamment Luilu, Tshiamanzaka, arrêt Kungfu, Cinq Ans, Kapata et d’autres quartiers périphériques, des habitants disent éviter désormais certains déplacements après la tombée de la nuit.

 

Le phénomène ne se limite pas à un seul secteur de la ville. Des témoignages font état d’une présence de ces groupes dans plusieurs quartiers de Kolwezi, où des habitants disent craindre les déplacements nocturnes et l’accès à certaines zones devenues plus difficiles à fréquenter après certaines heures.

 

À Luilu, Tshiamanzaka, à l’arrêt Kungfu, dans le quartier Cinq Ans et à Kapata, comme dans d’autres secteurs de la ville, des habitants rapportent des cas de vols et d’agressions. Les témoignages disponibles évoquent également des actes de vandalisme visant des habitations et des commerces.

 

La situation alimente un sentiment d’insécurité chez les riverains, particulièrement chez ceux qui doivent rentrer tard du travail ou se déplacer dans des zones où l’éclairage et la présence sécuritaire sont jugés insuffisants.

 

Dans plusieurs quartiers, la difficulté n’est plus seulement de se déplacer : certains habitants disent désormais hésiter à emprunter certains axes après la tombée de la nuit, par crainte d’être pris pour cible.

 

Le phénomène des « Biongozi » est régulièrement associé au banditisme urbain à Kolwezi. Selon des sources locales citées dans les précédents signalements, ces groupes seraient constitués principalement de jeunes opérant en bandes. Ils sont notamment accusés de vols, de violences, de dégradations et, dans certains cas rapportés, de destruction de biens.

 

Dans le quartier Tshabula, des habitants avaient récemment signalé des cambriolages attribués à ces groupes. Une victime avait décrit le pillage de son habitation et d’importants dégâts matériels.

 

Face à cette situation, les habitants demandent aux autorités provinciales et aux services de sécurité de renforcer les patrouilles, particulièrement dans les zones considérées comme sensibles et aux heures où les déplacements deviennent plus risqués.

 

La question de l’éclairage public, de la sécurisation des axes secondaires et de la présence régulière des forces de l’ordre est également soulevée par des riverains.

 

Les autorités sécuritaires ont engagé des opérations visant des personnes soupçonnées d’appartenir à ces groupes. Mais les témoignages recueillis dans plusieurs quartiers montrent que le sentiment d’insécurité demeure une préoccupation importante pour une partie de la population.

 

Pour les habitants de Kolwezi, la situation appelle désormais une réponse plus visible et durable. Une ville minière en pleine croissance ne peut durablement laisser certains de ses quartiers se vider à la tombée de la nuit par peur des agressions ou des vols.

 

La sécurité des personnes et de leurs biens demeure une responsabilité essentielle des pouvoirs publics. Les habitants attendent donc des mesures concrètes permettant de circuler librement dans les différents quartiers de Kolwezi, y compris après la tombée de la nuit.

 

Rédaction

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