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Le Tchad annonce son retrait de la CPI, accusant la Cour de pratiquer une justice « à géométrie variable »

Publié le : 28/07/2026 à 12:23
Afrique - Monde

Le Tchad a officiellement engagé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), en notifiant au secrétaire général des Nations unies sa décision de quitter le Statut de Rome, texte fondateur de la juridiction internationale.

 

Dans un communiqué publié par le ministère tchadien des Affaires étrangères, N’Djamena justifie cette décision par ce qu’il qualifie de « sélectivité » dans le fonctionnement de la Cour, estimant que les enquêtes de la CPI se concentrent principalement sur le continent africain.

 

Selon les autorités tchadiennes, cette décision intervient après un examen du fonctionnement de l’institution. Le gouvernement affirme que, depuis la création de la CPI, une majorité des enquêtes ouvertes concernent des pays africains, ce qui traduirait, selon lui, une application inéquitable de la justice internationale.

 

« Justice à géométrie variable », « sélectivité » et « instrumentalisation politique » sont les principaux griefs avancés par N’Djamena pour expliquer son retrait.

 

La procédure de sortie ne sera toutefois pas immédiate. Conformément aux règles du Statut de Rome, le retrait prendra effet après un délai d’un an, période durant laquelle le Tchad reste tenu de respecter ses obligations de coopération avec la Cour pour les procédures en cours.

 

Cette décision intervient dans un contexte régional marqué par plusieurs critiques africaines à l’encontre de la CPI. Ces dernières années, plusieurs États ont également annoncé leur retrait de l’institution, dénonçant un déséquilibre dans l’application de la justice internationale.

 

Le départ annoncé du Tchad suscite néanmoins des inquiétudes auprès de certaines organisations de défense des droits humains, qui craignent une réduction des possibilités de recours pour les victimes de crimes graves commis dans le pays.

 

Des acteurs de la société civile tchadienne estiment notamment que cette décision pourrait affecter les démarches engagées pour obtenir justice dans plusieurs dossiers liés aux violences politiques et aux atteintes présumées aux droits humains.

 

Le retrait du Tchad intervient également dans un contexte de tensions autour de la situation sécuritaire régionale, notamment la crise au Soudan voisin, qui continue de provoquer des accusations et des débats internationaux.

 

Rédaction

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